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ECHOS STADISTES n°14 2016-2017

ÉCHOS STADISTES – ÉCHOS STADISTES – ÉCHOS STADISTES    (N° 14)

SAISON 2016 - 2017

QUE DE DIFFICULTES

 

Au cours de ces phases finales, le Stade Niortais Rugby ne voyage pas très bien et adore bien malgré lui se mettre en difficulté pour les retours à Espinassou. Si le premier tour a eu une issue heureuse, le second acte semble plus délicat à franchir avec un décompte défavorable de 15 points.

Drancy, quatrième de la poule 1 de Fédérale 2, fut le premier adversaire des Niortais. Fort d’une excellente dynamique avec 7 victoires consécutives, les Sequano-Balbyniens, venues de nulle part car promus de Fédérale 3, ont cru en leur bonne étoile après avoir écarté Clamart en barrages. « A la suite de trois semaines sans match, nous nous méfions de notre statut de favori, tout en ayant dans le coin de notre mémoire la déconvenue de l’an dernier face à Millau. Nous avons réussi une meilleure gestion de l’effectif nous dotant d’un groupe quasiment au complet », souligne Rémi LESCAMEL. Après avoir visionné une rencontre de leur adversaire, les responsables techniques ont détecté « une équipe accrocheuse avec un paquet d’avants très solide. Mais occupons-nous surtout de nous. Soyons prudents et concentrés, voire déterminés… ».

UNE TROISIEME DEFAITE

Mais voilà, les Stadistes enregistrent leur troisième et plus lourde défaite de la saison avec un débit de 7 points à remonter (25 à 18). Ils ont globalement loupé leur entrée en matière en ayant tout de suite utilisé leur droit à l’erreur. Le troisième ligne centre, Xavier BRIATTE reconnait « que cette équipe de Drancy n’a pourtant pas été prise à la légère. L’absence de match pendant trois semaines nous a coupé notre rythme. Les ingrédients de cet échec se listent à travers un schéma de jeu non respecté, trop d’initiatives individuelles et une absence dans le combat. A cela il convient de rajouter des ballons perdus en touche et des lacunes en conservation de balle ». Autant de points négatifs ne pouvaient donc pas permettre plus qu’un simple point bonus défensif.

Selon Rémi LESCAMEL, déçu par le comportement du groupe, il n’y a pas eu de surprises. « Nous connaissions le caractère agressif de cette équipe en défense et sa force sur les ballons portés. Mais nous sommes trop vite tombés dans nos travers. Notre indiscipline nous pénalise. Le match retour décidera de tout ». Son alter égo de Drancy, Jimmy DELHAYE est surpris et avance que « c’est le petit poucet qui a battu l’ogre. Nous ne nous attendions pas à une telle joie. C’est le résultat de la mise en place de la bonne tactique. Malgré la difficulté grandissante à chaque tour, l’engagement de mes joueurs est formidable ».

UNE REMISE EN CAUSE

Pour éviter un sacré couac, les Niortais sous pression se doivent de réagir dans le bon sens à Espinassou. Frustré, le trois quart centre Jean Baptiste LAMOTTE pense que le collectif a fait défaut pour cette première manche. « Dominateurs sur nos impacts, nous avons déjoué à deux reprises d’où la défaite. Des mauvais choix ne nous ont pas permis d’inverser la tendance ». Baptiste SAPPARART ne fait que confirmer. « Nous avions la place de passer. Beaucoup d’espaces s’ouvraient à nous. Mais nous avons trop joué à la balle pour finalement se faire contrer ».

Le bonus défensif acquis ne devrait pas avoir une grande influence sur ce mode de qualification au contraire d’un bonus offensif. « Je suis toutefois confiant », commente Jean Baptiste. « Nous avons mis les bouchées doubles aux entraînements. Cette équipe parisienne n’est pas plus supérieure à celles que nous avons dominées en phase régulière ». De son côté, Xavier estime que « ce revers ne devrait pas empêcher le groupe de se diriger vers l’objectif ultime », lui qui a connu bien des aléas au Stade Niortais depuis la saison 2011-2012 après être passé par le Stade Français, les Espoirs de La Rochelle et Carcassonne.

Par manque de réussite au pied et de respect des consignes, voire de concrétisation, les Stadistes ont construit leur échec avant ce retour crucial. « Avec un jeu bien en place, tout est réalisable. Peu d’équipes sont reparties de chez nous avec un bonus défensif. Nous sommes proches d’aller disputer ce huitième de finale tant attendu ». De son côté, Sébastien MOREL considère « être tombé sur une équipe rugueuse défensivement nous sortant de nos schémas de jeu. Si nous imposons notre jeu, nous avons toutes nos chances d’aller plus loin ».

UN SOULAGEMENT

Assis sur un huit de devant très solide physiquement et bien organisé en groupés pénétrants, Drancy arrive à Niort sans pression. De fait, avertis, très appliqués et s’appuyant sur une bonne occupation du terrain sur une pelouse rendue humide par la pluie, le Stade Niortais construit sa victoire, 16 à 0 à la mi-temps, puis 21 à 0 dès la reprise. C’est alors que le rouleau compresseur des Parisiens se met en marche cantonnant les Stadistes à la défensive avec les fautes qui s’enchaînent. La confiance retrouvée, l’adversaire affiche un 10 à 0 et se remet dans la qualification.

Sébastien MOREL reconnait avoir vécu un après-midi très tendu « à travers ce match très dur. Nous n’avons pas l’habitude de subir ce défi permanent au niveau des avants. Lucidité et rigueur nous ont permis de contenir la pression imposée, surtout sur le plan physique. Nous n’avons franchi qu’un cap dans la course à l’accession ». Le Franciliens Jimmy DELHAYE avoue quant à lui « être très fier des joueurs suite à ce match très engagé. Tous ont donné le meilleur. Nous concluons une très belle saison sur le terrain de Niort  face à la meilleure équipe de Fédérale 2. Nous nous inclinons mais avec les honneurs ».

ORSAY, PAS UNE INCONNUE

Au second tour se présente alors une autre équipe parisienne, Orsay. Partis dès le Samedi après avoir déjeuné avec les joueurs de la section Handisport en phase finale de Nationale 3, pour coucher à Marcoussis (Centre National du Rugby Français), le capitaine Clément KESTEMAN et ses coéquipiers ambitionnent de ramener quelque chose de ce déplacement.

Revenant sur la qualification, Sébastien MOREL avoue « que le défi du combat a été relevé Nous avons manqué de rythme contrairement aux Drancéens qui avaient enchainé les matchs ».

Orsay, 2e de la poule 1 derrière Suresnes, invaincu à domicile et avec quatre succès et un nul à l’extérieur rend l’opposition indécise. Battue à l’aller en 16e de finale par Rennes 15 à 16, cette équipe a pris sa revanche 12 à 6 dans l’Essonne. Sébastien se souvient « d’avoir joué celle-ci il y a trois ans et que depuis bien des changements ont eu lieu. Après avoir observé plusieurs vidéos, nous avons notre propre point de vue. Nos garçons ont été très investis cette semaine dans le travail. Reste à en découdre… ». Pour cela, il compte sur les retours de Jimmy BRAZIER et Jean Claude FOURRIE mais devra se passer de Simon PIAUD (cheville), Christiaan ERASMUS (béquille) et Jerry Lee BERNARD (suspendu).

TROP D’APPROXIMATION

De fautes de mains en pénalités pour indiscipline (encore une fois), en passant par un non-respect des consignes, le Stade Niortais reçoit une belle claque. Menés 12 à 3 aux citrons, les « Rouges et Blancs » s’inclinent avec un déficit de 15 points (23 à 8 et 4 points terrain à 0). Que dire de cette équipe d’Orsay très volontaire abrité dans un tout petit stade campagnard très bien garni de supporters, si ce n’est qu’elle joue avec ses armes et qu’elle s’est nourrie des fautes adverses, le tout jumelé avec une insolente réussite au pied de son buteur (6 sur 6 sur ses tentatives).

Voilà donc de nouveau les Niortais en grande difficulté face à l’objectif fixé. Pour Rémi LESCAMEL, « l’essai que nous inscrivons nous permet de respirer mais c’est dur… Par absence de volonté dans le combat, c’est ce qui se passe. Le Niort des mauvais jours avec trop de fautes. Nous verrons le match retour mais nous sommes loin de notre objectif ». Le demi de mêlée, Thimotée DIGOUT ne trahit pas ce constat. « Nous avons été pris dans tous les secteurs du jeu. Il faudra afficher un autre état d’esprit chez nous face à cette équipe plus agressive et conservatrice de ses ballons. Tout est encore possible à condition de ne rien rater près de la ligne adverse ».

Enfin le co-entraîneur d’Orsay, Yvan DURY parle « des 15 points d’avance sans savoir si cela sera suffisant. Mon équipe a joué l’esprit libérée et sans pression. Nous avons franchi un palier par rapport au tour précédent avec une meilleure gestion de certaines phases de jeu. Je félicite mon banc de touche qui s’est positionné au niveau des titulaires ».

L’avenir est maintenant entre les mains et les pieds des Niortais qui voient leur tâche bien compliquée. Que choisir entre prendre les points pour creuser et combler l’écart ou provoquer la faute pour s’approcher de l’en-but adverse afin de glaner la victoire avec le bonus offensif si trois essais d’écart. Tel est le dilemme !!! Mais attention à la volonté des Orcéens… « Nous avons perdu trop de balles en touche », exprime Jimmy BRAZIER. « Ayant perdu nos automatismes, nous n’avons pas pu concrétiser sur nos temps forts ».

Espérons qu’il n’en sera de même dimanche. Venez nombreux faire du bruit et soutenir les Niortais dès 14 :30 pour faire vibrer le vieux stade Espinassou…

LA SOIREE DROP (Partenaires)

 

Le Jeudi soir 4 Mai 2017, à l’espace Tartarin situé à Aiffres, l’Association des Partenaires du Stade Niortais Rugby organisait la soirée annuelle DROP.

Pas moins de 350 personnes ont répondu à cette invitation parmi les nombreuses entreprises et sociétés niortaises qui assistent aux avants et aux après matchs à Espinassou….mais pas que car d’autres ont été sollicitées devenant de réels prospects pour l’avenir. D’ailleurs, le Président du SNR, Jean Pierre MARTIN n’a pas manqué d’adresser à ces derniers un petit message pour qu’ils rejoignent le groupe existant au sein de DROP.

Le Président de l’Association, François ORY, a été le grand organisateur et animateur de la soirée. Il a parfaitement réussi à « ambiancer » la salle. Pour cela, il avait fait appel à des anciennes gloires du rugby français en la personne de Jean GACHASSIN, alias « Peter Pan », Jean Pierre GARUET, alias « La Garuche », et Bernard VIVIES. Etaient présents également  venus en voisins, Vincent MERLING et Pierre VENAYRE, respectivement Président et Directeur Général du Stade Rochelais accompagnés de Jean Luc PELAUD, représentant la Mutuelle Apivia dont il est le Directeur et un des partenaires majeurs des « Jaunes et Noirs », mais aussi des « Rouges et Blancs » niortais.

Le Maire de Niort, Jérome BALOGE, et son Adjoint aux Sports, Alain BODIN, le Président du Conseil Départemental, Gilbert FAVREAU, ont eux aussi honoré de leur présence cette manifestation aux bénéfices du club local.

Les entraîneurs du Stade Niortais que sont Sébastien MOREL et Rémy LESCAMEL, ont pris à tour de rôle la parole. Ils ont fait un point sur la situation sportive de l’équipe 1 tout en mettant l’accent sur la prochaine échéance des huitièmes de finale avec une accession possible en Fédérale 1 à la clé. Ils n’ont pas manqué de souligner l’importance du soutien qu’apportent ou que pourront apporter au club local de rugby tous les présents dans la salle.

QUELQUES ANECDOTES

Rémi a même poussé le bouchon à narrer une anecdote en s’adressant à Jean Pierre GARUET. Il s’est remémoré une sélection en sa compagnie en première ligne face à l’Argentine au stade….René Gaillard à Niort. A l’époque, il avait surtout retenu le « sacré coup de fourchette de son ami La Garuche ». Ce dernier lui a répondu que, alors en activité, ses joutes face à La Rochelle et aux frangins LESCAMEL n’ont jamais été de tout repos.

Moi-même qui vous synthétise cette soirée, j’ai fortement apprécié les échanges avec ces internationaux encore dans la force de l’âge. Avec Jean Pierre GARUET, nous avons eu l’occasion d’évoquer entre nous un trait d’union en la personne de Jean Guy GOZZINI, ancien trois quart aile de Lourdes avant de venir sur Niort pendant plusieurs années, bien loin de ses Pyrénées natales. D’ailleurs ces deux compères se retrouveront très prochainement pour commémorer la victoire du Challenge Yves du Manoir.

Je n’oublierai pas également la discussion avec Jean GACHASSIN doté de sa casquette de président de la Fédération Française de Tennis et de la trace indélébile qu’il laissera au célèbre tournoi de Roland Garros en demandant à tout le personnel de réserver « un accueil des plus souriants à tous ces spectateurs qui ont économisé toute une année pour s’offrir une journée au Central et autour des cours de tennis en terre battue ». Toujours à la recherche de la « tunique rouge » (elle se reconnaîtra) qu’il a souhaité avoir à sa gauche lors du dessert, il s’est fait fort tout au long de la soirée d’embrasser toutes les femmes présentes en s’appuyant sur son charme légendaire.

Quant au troisième récipiendaire, Bernard VIVIES, il s’est fait beaucoup plus discret en préparation et en réflexion de la prochaine tournée du XV de France en Afrique du Sud en Juin prochain.

Avec le Stade Niortais en fil rouge, les heures ont très vite défilées et il y a fort à parier que pour certain la nuit n’aura pas été assez longue afin de profiter à fond de tous ces moments conviviaux que seul le Rugby peut permettre d’en vivre… Très belle soirée !!! Merci à DROP.

Très symboliquement, quatre maillots ont été offerts à quatre partenaires sous la forme d’une tombola dont les numéros gagnants furent annoncés vocalement par les trois invités et un entraîneur du Stade Niortais. Ainsi les heureux élus sont repartis avec soit un maillot du Stade Rochelais ou du Stade Niortais ou de l’AS Montferrand signés des joueurs de chaque club, soit un maillot de l’Equipe de France paraphé par les trois anciens internationaux présents sur la scène.

                                                     Rugbystiquement, en attendant la suite….                                                                                           

                                                                                           Eric Massounie

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