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ECHOS STADISTES n°16 2015-2016

ÉCHOS STADISTES – ÉCHOS STADISTES – ÉCHOS STADISTES    (N° 16)

SAISON 2015 – 2016

UNE COUPURE SALVATRICE

Voilà, la trêve des Confiseurs s’achève. Mais pour le Stade Niortais la reprise du championnat n’est programmée que pour le 17 Janvier 2016 par un voyage dans les Landes profondes du côté de Saint Jean Pied de Port pour rencontrer le club de Nafarroa.

Avec 8 victoires et 1 seule défaite, les Niortais ont vécu une première partie de championnat très prometteuse, premier de poule au terme de la phase aller. Mais au terme de la victoire acquise avec difficulté face à Peyrehorade, de nombreux joueurs pointant à l’infirmerie avaient un grand besoin de repos.

Après deux séances de récupérations suite à cette neuvième journée, les deux semaines de vacances sont donc les bienvenues. Elles ont été mises à profit pour soigner les blessés. « Cette période d’inactivité tombe à point nommé car le groupe finit à bout physiquement et mentalement outre les bancales », expriment de concert Rémi Lescamel et Sébastien Morel.

Après avoir fait dans le numéro précédent un point sur le plan statistique, nous vous proposons de nous rapprocher des deux entraineurs pour une analyse sur les conséquences des résultats obtenus lors des 9 journées de championnat.

Sur la première place de la poule, Rémi Lescamel reconnait que « le travail paie et a été bien accompli. Mais le plus important sera de nous positionner sur le podium au terme de la phase régulière ». Pour Sébastien Morel, « cela fait suite à une certaine logique par rapport à nos prestations et aux résultats ».

La suite, Sébastien confirme que « nous nous attendons à certaines difficultés notamment lors de notre voyage dans les Pyrénées Landaises (Nafarroa vient de battre Arcachon). Tout est maintenant en place, les équipes s’étant toutes rencontrées. Quoiqu’on en dise, la poule est serrée et le sera encore plus, les entraîneurs connaissant les forces et les faiblesses des autres ».

Sur la qualité de cette poule 8 dite du Sud-Ouest, « ce groupe de clubs est plus homogène que les poules de la région parisienne ou du Nord, et sont tous à prendre au sérieux en se remettant en question tous les dimanches de match. Nous faisons face à des équipes complètes et bien en place s’appuyant sur un bon réservoir régional au niveau des licenciés », précise Rémi.

L’analyse des points forts de Niort démontre que « la conquête est propre et nous autorise à déployer un jeu de mouvement assez dynamique. De plus sur le plan défensif, notre groupe est bien en place ce qui est très complémentaire », pour Rémi. « Notre paquet d’avant très costaud ne créé plus la surprise car nos adversaires commencent à nous contrer à ce niveau. Mais dans le jeu, à l’appui de notre créativité avec l’aide de joueurs cadres, nous sommes capables de faire la différence », affirme Sébastien.

A contrario les points faibles pourraient se trouver « sur un manque de concentration lors de certaines phases de jeu. A nous de mettre l’accent sur cette faiblesse pour rendre notre rugby encore plus fluide et pour rendre plus longue nos séquences de jeu », selon Rémi. La confirmation de Sébastien ne se fait pas attendre. « Nous devons faire de gros efforts à produire sur la continuité. Nous devons faire durer les actions. Les nombreuses blessures auxquelles nous avons dû faire face en sont la principale origine et nous empêchent de bien travailler lors de nos séances d’entraînement en opposition ». Ses derniers mots vont vers le néo stadiste sud-africain Christiaan Erasmus qui « rencontre des difficultés par rapport à la langue ce qui peut être handicapant à son poste de demi de mêlée. Mais cela avance », optimise-t-il.

QUELQUES REPERES

A ce jour, le Stade Niortais est un club phare de la Fédérale 2. Avec ses 8 victoires dont 4 bonifiées, il se classe 3e sur les 80 clubs que compte ce niveau fédéral. Seuls le Stade Nantais en poule 1 avec 41 points et l’US Saint Sulpicienne en poule 5 avec 39 points font mieux que les Stadistes comptabilisant 36 points.

Lors des matchs retour, le calendrier prévoit 5 déplacements (à Nafarroa, à Saint Paul les Dax, à Saint-Jean-d’Angély, à Morlaàs et à Peyrehorade) pour 4 réceptions (Hagetmau, Lormont, Aire sur l’Adour et Arcachon). Le tout à travers des séries de deux ou trois rencontres espacées d’un dimanche de repos.

La Fédérale B ne connait pas tout à fait le même parcours selon ses résultats. Plus à l’aise à l’extérieur qu’à domicile, les Réservistes totalisent 26 points et occupent la 4e place de leur poule avec 5 victoires contre 4 défaites, mais avec la bagatelle de 6 points de bonus (offensif et défensif). Lormont se positionne en leader avec 39 points.

L’HISTOIRE D’UN REVERS

Avant leur déplacement dans le Bassin d’Arcachon, les Niortais ont habitué leurs supporteurs à des résultats positifs conservant leur invincibilité sur 7 journées consécutives. Mais cette unique défaite n’a pas entamé le moral de la troupe dirigée par le duo Remi Lescamel-Sébastien Morel. A travers plusieurs questions, des intéressés directs nous apportent des réponses.

Pourquoi cette chute ? « Au mois d’Août (reprise de l’entraînement), nous aurions signé des deux mains pour les sept victoires enregistrées en autant de rencontres », avance Sébastien Morel. « Lors de cette rencontre face à Arcachon, les joueurs ont éprouvé une lassitude, voire une usure mentale et physique. L’essai concédé d’entrée, nous perturbe. Nous avons eu du mal à démarrer les débats. Puis tenant le ballon, nous ne bonifions pas nos temps forts. Le comble, les deux autres essais encaissés en contre, nous privent d’un espoir de succès. A la vidéo, nous avons identifié les points faibles apparus ce jour-là ».

La première place malgré cette défaite ? Selon l’ouvreur Dorian Fays et meilleur marqueur avec 6 essais inscrits, « toutes les séries ont une fin, même les meilleures. Cela n’a pas constitué un coup d’arrêt. Au contraire, cela a dû nous servir. Face à Peyrehorade, nous sommes redescendus de notre nuage pour retrouver notre dynamique de victoires. Seul un problème d’effectif pourrait venir nous jouer un mauvais tour… ».

Comme mentionné ci-dessus, la trêve parait la bienvenue… Pour Antoine Leroy, préparateur physique avec Denis Bourillot, « effectivement, celle-ci arrive au bon moment car il devenait difficile de former deux groupes cohérents. Après plusieurs jours de repos, nous allons reprendre la préparation pour la deuxième partie du championnat ». Il nous fait un rapide inventaire sur le physique des garçons fragilisés. « Samuel Boissinot avec une lésion aux adducteurs, Rémi Lebrequier avec une entorse à un genou, Joachim Fraudeau auréolé de 5 points de suture à l’oreille, Timothée Digout avec un problème aux ischio-jambiers, Romain Chauvet et Jerry Lee Bernard surveillent leur genou alors que Pierre Brunet ne pourra reprendre qu’en Janvier. Enfin cap sur Avril pour Simon Piaud et Freddy Giraud suite à une opération des croisés. »

UN MENU DE …. GASCON

A travers une enquête menée par les journalistes du quotidien de La Nouvelle République, notre local Rémi LEBREQUIER a été interviewé sur sa façon d’appréhender les repas de fin d’année. En voici les meilleurs morceaux…à déguster avec modération.

Ce grand gaillard pyrénéen de Saint-Lary Soulan n’est pas un ennemi de la bonne chair avec des attaches familiales dans le Gers. A 25 ans, professeur d’histoire-géo au collège Pierre et Marie Curie, profitant des congés scolaires, il s’est facilement confié.

« Les fêtes de fin d’année sont très anciennes et issues d’un héritage culturel. Pour moi, c’est une rare occasion de se retrouver en famille. C’est, de tradition, un grand moment gastronomique avec des mets préparés à l’avance pour goûter à des plats difficiles à cuisiner le reste de l’année. Avec des parents dans la restauration, nous prenions des repas à 18 heures avant le service. Il y avait très fréquemment cinq plats et après nous passions aux cadeaux. Même si les recettes concoctées par Maman sont les meilleures, je cuisine régulièrement. A l’aide d’un bon four, les rôtis et chapons n’ont plus de secrets pour moi, le tout bien arrosé et flambé à l’armagnac accompagné d’une sauce aux morilles et pour légumes navets et carottes ».

Pour lui, le menu idéal pour Noël se compose « d’un kir à l’apéro suivi des toasts au foie gras arrosé d’un bon Jurançon. Suivent des crustacés et des huîtres, saumon au citron vert avec en breuvage un blanc Colombelle. Puis au choix une pintade ou un chapon aux pruneaux farcis au Floc (vin cuit du Gers). Un fromage de brebis avec du Saint-Mont ou du Madiran et pour finir un rocher des Pyrénées (gâteau à la broche) ».

Voilà de quoi bien ripailler et mettre en valeur les produits du terroir… et de bonnes idées !!!

Rugbystiquement, en attendant la suite                                                                              

    Eric Massounie

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