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ECHOS STADISTES n°15 2015-2016

ÉCHOS STADISTES – ÉCHOS STADISTES – ÉCHOS STADISTES    (N° 15)

SAISON 2015 – 2016

UN BILAN A MI-SAISON

A mi-chemin de la phase régulière et à l’occasion de la trêve des Confiseurs, soit au bout de neuf rencontres, nous vous proposons de faire un bilan à travers quelques statistiques sur le comportement de l’équipe première.

Nous vous rappelons qu’au classement, le Stade Niortais bascule à la première place avec un cumul de 36 points pour 8 victoires (32 points) auxquels s’ajoutent 4 bonus offensifs. Parmi celles-ci, 3 ont été acquises à l’extérieur face à Hagetmau, Lormont et Aire sur l’Adour. A Espinassou, les hommes du duo Lescamel-Morel ont dominé successivement Nafarroa, Saint Paul les Dax, Saint Jean d’Angély, Morlaàs et Peyrehorade.

Une seule défaite contre Arcachon, le dauphin des Niortais, ternit le tableau mais «n’entame absolument pas le moral de la troupe qui compte bien profiter des vacances qui lui sont accordées pour recharger les accus afin de repartir de l’avant pour les matchs retour».

UNE ATTAQUE PERFORMANTE

Les Stadistes ont inscrits la bagatelle de 282 points contre 165 encaissés, soit un goal average positif de +117 points. Le score moyen est de 31 à 18 en faveur des «Rouges et Blancs». Au plus fin, à Espinassou le «planchot» moyen est pour le Stade Niortais de 35 à 15 et à l’extérieur de 27 à 23.

Sur les 9 journées disputées dont une vierge d’essais (face à Saint Jean d’Angély), 31 essais ont été pointés dont 1 sur pénalité, 26 transformations et 25 pénalités ont été réussi par 3 buteurs avec en tête de liste Baptiste SAPPARART (Monsieur 47,16%).

Pas moins l’effectif d’une équipe, soit 15 joueurs sont les marqueurs en franchissant au moins une fois la ligne adverse. Les lauriers reviennent au demi d’ouverture Dorian FAYS avec 6 unités. Il est suivi par le troisième ligne Xavier BRIATTE avec 4, Benjamin SCHMUTZ avec 3. Suivent Clément Jales, Baptiste Sapparart, Mickael Chiker, Thomas Carrère et Timothée Digout avec 2 alors que Pierre Brunet, Jules Cousin, Quentin Le Gall, Jerry Lee Bernard, Nicolas Niéto, Julien Masse et Christiaan Erasmus ont marqué à une reprise.

L’arrière Baptiste SAPPARART est de loin le meilleur réalisateur du club grâce à sa fonction de buteur, 123 points remplissant sa musette (24 transformations et 25 pénalités) auxquels s’ajoutent 2 essais pour atteindre 133 points. Samuel Boissinot et Abbes Kherfani l’ont secondé pour une transformation chacun.

Sur 80 minutes de jeu coupées en tranches de 10 minutes, 3 périodes très se dégagent très nettement :

-          De 0 à 10 minutes à 6 essais pour 54 points inscrits

-          De 41 à 50 minutes à 7 essais pour 46 points inscrits

-          De 71 à 80 minutes à 6 essais pour 42 points inscrits

Ainsi, les débuts et les fins de rencontres avec le retour des vestiaires démontrent que les Niortais sont performants et arrivent à largement dominer leurs adversaires. Par contre entre les 51e et 60e minutes, ils sont pratiquement muets (avec aucun essai inscrit et seulement 4 pénalités réussies, soit 12points).

Quant à notre buteur Baptiste SAPPARART, ses occasions d’exercer son talent de buteur est très équilibré avec 13 pénalités en première période contre 12 en seconde période.

DISCIPLINE

Les arbitres ont attribué lors de cette phase «aller» 9 cartons dont 6 blancs (Brazier, Jales, Kestemann, Le Gall, Gaubert et Massé) et 3 jaunes (Brazier, Bernard, Schmutz). Cela correspond à 90 minutes en infériorité numérique sur 720 de jeu (soit 12,50%).

«Les Niortais font preuve de discipline et commettent peu de fautes graves que les arbitres ont bien souvent l’occasion de sanctionner. De plus, ceux-ci ne pratiquent pas de jeu déloyal ce que peuvent apprécier les hommes ou femmes au sifflet qui n’hésitent pas à échanger entre eux. Il est important de conserver cette ligne de conduite».

UNE DEFENSE RIGOUREUSE

Les adversaires du Stade Niortais ont pointé à 16 reprises dans l’en-but deux-sévrien. Et encore, il faut noter que Lormont l’a fait 5 fois, Morlaàs et Arcachon 3 fois. Ces 3 équipes cumulent donc à elles seules 11 unités, ce qui laisse peu d’initiatives aux 6 autres équipes (5 essais à se répartir).

La période entre 71e et 80e minutes est la plus perméable pour les Niortais avec 5 essais et 39 points encaissés au contraire de celle entre les 61e et 70e, la plus sûre avec aucun point inscrit par leurs adversaires.

Enfin, les buteurs adverses ont réussi 16 pénalités lors de ces 9 rencontres en première mi-temps (dont 7 entre les 11e et 20e minutes) contre 4 lors des seconds actes.

NOUVELLE REGION, PEU DE MODIFICATIONS

Le redécoupage des régions sur le plan national risque de bouleverser de nombreuses choses dans les différents championnats fédéraux, voire territoriaux, dans le mode sportif comme dans les domaines administratifs et politiques.

Le comité Charentes Poitou n’échappera pas à la règle. Ainsi, les rugbymen picto-charentais avec la future grande région seront orientés vers le Sud-Ouest, le pays de l’ovalie. Comme pour le Sade Niortais, appartenant cette saison à une poule avec des clubs landais et girondins, en pratique, cette restructuration ne devrait pas changer grand-chose.

La future grande région regroupera prochainement les comités Poitou-Charentes, Limousin, Périgord-Agenais, Côte d’Argent, Côte Basque-Landes et Béarn. Avec un cumul de 74 872 licenciés, nous sommes loin de nos 10 000 enregistrés en Charentes-Poitou.

A travers une circulaire émanant de la Jeunesse et des Sports, il est demandé aux fédérations sportives de se mettre en conformité au plus tard à la fin de l’année 2017. En cela, notre président territorial Bernard REBEYROL a un dossier et une mission très précise à mener. «La Fédération Française de Rugby nous a invité à nous mettre en ordre de marche pour cette échéance, tout en campant sur l’organisation actuelle décentralisée».

La difficulté réside sur le fait que certains comités n’épouseront plus les contours actuels. Par exemple, le Limousin débordera sur le Cantal et le Lot contrairement au comité Charentes Poitou qui ne bouge pas avec ses quatre départements que sont les Deux Sèvres, la Vienne, les Charentes et les Charentes Maritimes avec La Rochelle comme club phare. «Il est incontournable qu’il y aura un certain nombre d’aménagements mais sans réels chambardements», retient Bernard Rebeyrol.

La grande nouveauté pourrait être la création d’un niveau intermédiaire alors que les comités départementaux et territoriaux existeront toujours. «Réunis à Gradignan, les présidents des six comités territoriaux ont planché sur la mise en place d’une structure devenant l’interlocuteur unique pour cette nouvelle grande région. En cela, nous pourrions nous appuyer sur la structure Grand Ouest au sein de laquelle nous fonctionnons même de manière informelle. Nous travaillerons sur la rédaction de statuts pour un dépôt légal».

Comme rajoute le président du territoire Charentes-Poitou, tout ne va pas être si simple. Il nourrit d’ailleurs quelques inquiétudes. «Quelles seront les subventions accordées au sport en général ? Les comités actuels ne versent pas les mêmes montants aux clubs professionnels sans avoir des priorités identiques. Mais il vaut mieux aller de l’avant plutôt que ressasser nos vieilles rancoeurs. S’organiser pour le bien de nos clubs et de nos associations est une priorité».

Cependant, l’ouverture au Sud-Ouest n’est-elle pas susceptible d’être une belle aubaine pour les rugbymen du Poitou-Charentes, et donc pour ceux du Stade Niortais, surtout dans l’hypothèse d’une accession en Fédérale 1 ? Pour Bernard Rebeyrol, « c’est certainement bénéfique surtout pour nos jeunes qui pourront évoluer contre des équipes de qualité comme celles de la Côte Basque ou de la Côte d’Argent très souvent parmi les meilleures de FRANCE. Le niveau de formation pourrait ainsi progresser ».

Le recensement des clubs permet d’identifier sur cette nouvelle configuration quatre en TOP 14, six en PRO D2 et 12 en Fédérale 1, première division «amateur».

Les réformes toucheront vraisemblablement plus les jeunes que les équipes séniors. «Cela constituera notre première étape, les compétitions des jeunes à réorganiser tout au moins géographiquement. En effet, il est difficilement concevable de demander à un club comme Thouars, au niveau Honneur, de se déplacer à Hendaye. Ainsi notre championnat territorial ne subira pas de changements. Nous pourrions tout simplement prévoir des phases finales pour attribuer un titre de Champion de la future grande région. Mais attention, le calendrier n’est pas extensible», conclut Bernard Rebeyrol.

                                                                  Rugbystiquement, en attendant la suite….                                                                                          

                                                                                       Eric Massounie

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